Homme se tenant le côté gauche de la poitrine, comme s'il faisait un arrêt cardiaque.

De la fille d’Alec Baldwin et Kim Basinger au plus inconnu des hommes, la cardiophobie peut toucher tout le monde.[1] Elle se caractérise par une peur excessive de mourir d’un arrêt cardiaque.[2] Comme beaucoup de troubles de l’anxiété, la cardiophobie vient même avec ses symptômes, qui sont parfois ceux des problèmes cardiaques. 

Quels sont les symptômes de la cardiophobie ?

Les symptômes sont nombreux [3] :

  • Douleur à la poitrine, 
  • Palpitation, 
  • Vertiges, 
  • Peur de toute sensation se rapportant éventuellement au cœur. 

Les personnes souffrant de cardiophobie se concentrent sur les battements de leur cœur dès qu’elles se trouvent en situation de stress ou dans une forme d’excitation. 

En d’autres termes, tout ce qui provoque une augmentation de leur rythme cardiaque, y compris une activité sportive, est perçu comme un risque de voir leur cœur s’arrêter.

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Ces patients se retrouvent très fréquemment dans des établissements de soin, dès lors qu’ils pensent faire un arrêt cardiaque. Ainsi, la mannequin Ireland Baldwin s’est déjà retrouvée 20 fois à l’hôpital par peur de connaître un arrêt cardiaque.[4]

Quelles sont les origines de la cardiophobie ? 

Encore peu étudiée, la cardiophobie aurait pour origine[5] :

  • Des expériences de vie négatives, 
  • Le stress, 
  • Une séparation, 
  • Des troubles cardiaques antérieures, 
  • Des troubles affectifs et cognitifs, 
  • Un terrain génétique favorable. 

Comment soigner la cardiophobie ? 

Il n’y a, à l’heure actuelle, aucun médicament capable de traiter la cardiophobie, sauf à être capable d’en identifier les causes. D’après la littérature scientifique, une approche sensiblement psychanalytique est entreprise. 

En effet, cette dernière consiste à identifier les “pièges” mentaux dont souffrent les cardiophobes. La prise en compte de ces troubles s’étend autant au relationnel qu’à l’émotionnel. Une fois ce trouble découvert, et conscientisé par l’individu, le thérapeute travaille avec lui à une solution permettant de changer son comportement.  

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Des résultats encourageants découlent de cette technique dite de thérapie stratégique brève en milieu hospitalier. 

Comment un malade décrit-il cette phobie ? 

Une personne ayant peur de mourir d’un arrêt cardiaque décrit généralement la cardiophoblie comme “la peur de mourir d’un arrêt cardiaque du fait de l’irrégularité qu’il perçoit de son rythme cardiaque. Ces irrégularités du rythme cardiaque sont imprévisibles et entraînent soit des examens médicaux, soit une prise des constantes par soi-même.”

Une fois les constantes prises, le cardiophobe se sent soulagé. Toutefois, la situation s’aggrave ensuite très rapidement, car “cela ne l’a aidé en rien à trouver une explication ou une solution à ce problème.”[6]

Références

[1]
I. Denne, 28 avril 2022, Ireland Baldwin : cette phobie improbable pour laquelle elle a été hospitalisée 20 fois, Voici, site consulté en juin 2023.

[2]
G.H. Eifert, juillet 1992, Cardiophobia : a paradigmatic behavioral model of heart-focused anxiety and non-anginal chest pain, Behaviour Research and Therapy, 1992 Jul;30(4):329-45. doi 10.1016/0005-7967(92)90045-i.

[3]
G. Pietrabissa, F. Rozzoni, F. Liguori, 23 novembre 2020, The Brief Strategic Treatment of Cardiophobia : A Clinical Case Study, Journal of Contemporary Psychotherapy.

[4]
I. Denne, 28 avril 2022, Ireland Baldwin : cette phobie improbable pour laquelle elle a été hospitalisée 20 fois, Ibid.

[5]
G.H. Eifert, juillet 1992, Cardiophobia : a paradigmatic behavioral model of heart-focused anxiety and non-anginal chest pain, Ibid.

[6]
G. Pietrabissa, F. Rozzoni, F. Liguori, 23 novembre 2020, The Brief Strategic Treatment of Cardiophobia : A Clinical Case Study, Ibid.

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