Père heureux portant son fils sur les épaules

Du pater familias et de la toute puissance de l’homme au sein de la famille, les deux dernières générations ont profondément bouleversé les équilibres. Ces évolutions, en France, ont les dates suivantes :

  • 18 février 1938 : suppression de l’incapacité juridique des femmes mariées,
  • 13 juillet 1965 : droit des femmes à travailler et à ouvrir un compte bancaire sans l’autorisation de leur mari,
  • 28 décembre 1967, loi Neuwirth : autorisation de la pilule contraceptive sur prescription médicale,
  • 4 juin 1970, le terme “chef de famille” est supprimé du code civil,
  • 17 janvier 1975, loi Veil : légalisation de l’avortement,
  • 17 juillet 1980 : interdiction de licencier une femme enceinte,
  • 22 juillet 1987 : reconnaissance de l’égalité des parents quant à l’autorité parentale,
  • 08 janvier 1993 : naissance du principe de l’exercice conjoint de l’autorité parentale, que les parents soient mariés, concubins, séparés ou divorcés,
  • 04 mars 2002 : le nom de l’enfant peut être celui de la mère,
  • 04 avril 2006 : l’âge légal du mariage des femmes passe de 15 ans à 18 ans. Une action en nullité peut être engagée en cas de défaut de consentement de l’une des parties,
  • septembre 2017 : première apparition du clitoris dans un manuel scolaire.

Le concept de soutien de famille s’est étendu aux femmes, desserrant l’homme d’une obligation qu’il supportait en propre.

C’est avec cette apparition que le sujet de cet article pourrait se poser en ces termes : le clitoris n’aurait-il pas supplanté le phallus dans la hiérarchie des rapports sociaux ? Par l’entière maîtrise de son corps, ces évolutions législatives n’ont-elles pas permis à la femme de reléguer leurs maris ou leurs amants à de simples porteurs de spermatozoïdes ?

Après une certaine, mais encore précaire libération des sexes, la femme semble trouver enfin une place dans la société moderne.

La réponse nous est déjà parvenue d’Outre-Atlantique. En renversant 49 ans de jurisprudence par son arrêt Dobbs v. Jackson Women’s Health Organization, du 24 juin 2022[1], la Cour suprême américaine a fait la démonstration de la fragilité des droits des femmes.

Bien plutôt que de saper le pouvoir d’un père de famille omnipotent, ces législations avant-gardistes que nous venons de citer, se sont appuyées sur l’évolution des mœurs, et avec elles, du rôle de père. Car, à côté de l’évolution des droits des femmes, s’est aussi développée une évolution des droits des hommes, qui connaît également ses grandes dates :

  • 18 mai 1946 : congé de naissance de trois jours,
  • 1er janvier 2002 : congé paternité de onze jours consécutifs (18 jours pour les naissances multiples),
  • 10 mai 2021 : allongement du congé paternité à 28 jours.

Pas le temps de tout lire ?

  • Avec les droits des femmes sont aussi nés des droits pour les hommes.
  • Les parlementaires voyaient le congé paternité obligatoire comme une punition pour les hommes, et l’enfant comme une charge pour la femme.
  • En 1981, l’on pouvait encore tuer sa femme sans opprobre ni condamnation.
  • Dans la langue française, la femme est avant tout un objet sexuel.
  • Le cinéma a joué un rôle non négligeable dans l’évolution des mœurs.
  • Le rôle du père pour l’enfant dépend aussi de la place que la mère est prête à lui laisser.
  • Les troubles psychiques des parents se transmettent aux enfants.

La libération des femmes a conditionné la liberté des hommes

La libération des femmes est généralement vue comme un amenuisement de la place des hommes dans le ménage et, par extension, dans la société tout entière. Pourtant, cette évolution a permis aux hommes de se libérer d’un rôle qui leur collait à la peau : celui de soutien de famille.

L’accès des femmes au marché de travail a permis aux ménages de ne plus avoir à compter que sur un seul salaire. Le concept de soutien de famille s’est étendu aux femmes, desserrant l’homme d’une obligation qu’il supportait en propre.

La “mère de famille” est devenue l’égale, ou presque, du “père de famille”. S’il subsiste des inégalités salariales et de carrières, nul doute que le chemin parcouru entre 1965, date à laquelle les femmes ont eu le droit de travailler sans autorisation maritale, et aujourd’hui, doit être apprécié à sa juste valeur.

Les mots utilisés cachent souvent une vision punitive de ces congés accordés aux hommes, comme si l’enfant n’était qu’une charge à laquelle il conviendrait de faire face.

Du côté des hommes, des droits nouveaux sont nés, qui leur permettent enfin d’être plus proches de leurs enfants. Parce que ces jours de congés permettent finalement deux choses :

  • faire participer le père aux soins de l’enfant dès la naissance,
  • porter assistance à la mère, qui se remet à peine de l’accouchement.

L’impulsion de cette nouvelle dynamique de couple est celle qui va perdurer dans de nombreux ménages. L’INSEE confirme cette tendance [2], en notant que l’inactivité des hommes dans l’éducation de leurs enfants est devenue une chose rare.

Il est important de le noter, et surtout de souligner qu’il s’agit bien là de droits acquis par les hommes, et non pas de punition, comme l’ont laissé entendre les parlementaires eux-mêmes.

Quand les parlementaires pensent punir les hommes

Malheureusement, cette vision positive de l’évolution de la législation cache des motivations qui semblent douteuses. Les mots utilisés par les parlementaires pour les motiver, cachent souvent une vision punitive de ces congés accordés aux hommes, comme si l’enfant n’était qu’une charge à laquelle il conviendrait de faire face.

Ces 2 500 ans d’histoire desservent le père dans la juste place qu’il a refusé à sa femme et sa fille. Dans cette impression qu’il s’est offert les pleins pouvoirs sur leur corps et leur esprit.

Ainsi, la proposition de loi visant à rendre le congé paternité obligatoire, déposée le 16 juin 2020 [3], utilisait les motivations suivantes :

  • “Alors que les mères sont contraintes de prendre au minimum huit semaines de congé maternité pour s’occuper de leur enfant, les pères peuvent légalement en être dispensés”.

ET

  • “L’enjeu est de permettre à chacun des deux parents d’assumer son rôle à la naissance de l’enfant et de transmettre un message fort puisque ce rôle n’incombera plus seulement aux femmes.”

La première argumentation considère clairement que les huit semaines de congé maternité sont une “contrainte” pour les femmes, alors que les pères bénéficient d’une “dispense”. Ce qui pourrait passer pour une tournure de phrase malheureuse est confirmé par la suite.

La deuxième argumentation souligne avec force que le soin apporté aux enfants par les femmes leur “incombe”, à l’image d’une charge, et qu’il conviendrait de l’assumer car, après tout, comment faire autrement ? S’en débarrasser serait sûrement mal vu.

Ainsi, les droits des hommes en terme de congés pour enfin avoir l’opportunité de prendre soin de leur enfant est tout simplement nié. Les législateurs lui préfèrent une vision punitive. Mais alors, si punition il doit y avoir, quel acte en serait la cause ?

La mort du pater familias, péché originel de l’homme moderne

L’homme paie pour ces cités grecques, dans lesquelles seuls des “clubs d’hommes”[4] dirigeaient la société. Il paie pour Hypatie [5], philosophe alexandrine coupée en morceaux pour son érudition. Il paie pour Olympe de Gouges [6], guillotinée suite à sa Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Il paie pour ces violences domestiques socialement acceptées, dont le meurtre d’Hélène Rytmann par le célèbre philosophe Althusser [7], et son non-lieu en 1981, forme peut-être la quintessence.

A lire : Althusser le féminicide

Ces 2 500 ans d’histoire desservent le père dans la juste place qu’il a refusé à sa femme et sa fille. Dans cette impression qu’il s’est offert les pleins pouvoirs sur leur corps et leur esprit.

Le meilleur exemple n’est-il pas celui de Marie Curie, à l’encontre de laquelle la société française s’est scandalisée, en 1911, lui reprochant une liaison avec le scientifique Paul Langevin. Comme si 5 ans de veuvage ne pouvait suffire.

La situation fut si lamentable qu’Albert Einstein lui-même décida d’écrire à Marie Curie, pour lui dire à quel point il était “furieux de la façon ignoble dont le public” s’intéressait à sa relation amoureuse.

Aujourd’hui, après une certaine, mais encore précaire libération des sexes, la femme semble trouver enfin une place dans la société moderne. Hélas, le droit, et le droit de la femme en particulier, est comparable aux vagues des bords de mer : elles vont et viennent, apportant puis retirant leurs alluvions, et érodant jusqu’aux marbres les plus imposants.

La langue est d’ailleurs aujourd’hui encore témoin de la situation de la femme dans la société humaine.

Comment la langue française qualifie-t-elle la femme ?

Il faut commencer par s’intéresser aux synonymes du mot “homme” pour comprendre comment est perçue la femme. En 2022, les dix premiers synonymes du mot “homme” apparaissant sur le site internet du CNRTL (centre national de ressources textuelles et lexicales) sont les suivants :

  • individu,
  • type,
  • personne,
  • bougre,
  • gaillard,
  • mec,
  • citoyen,
  • zèbre,
  • être,
  • zigoto.

Pour les femmes, les dix premiers synonymes sont les suivants :

  • amante,
  • épouse,
  • nénette,
  • maîtresse,
  • légitime,
  • dame,
  • bourgeoise,
  • alter ego,
  • frangine,
  • matrone.

On oublie d’emblée le qualificatif de citoyenne, qui de toute façon n’apparaît pas du tout dans les 32 résultats. On voit ainsi que les cinq premiers qualificatifs ont un rapport direct au sexe, une nénette[8] n’étant autre qu’une “jeune femme avec laquelle on entretient des relations amoureuses”. Les autres mots n’ont pas besoin d’être définis pour être clairs.

Les cinq mots suivants, à l’exception de “dame”, plutôt neutre, et d’”alter ego”, qui prône l’égalité, ne ramènent la femme à rien de particulièrement positif. Heureusement, nous nous sommes arrêtés aux dix premiers, parce que si “muse” et “personne” s’y trouvent, ils sont accompagnés de “commère”, “rombière”, ou encore “bobonne”. Des qualificatifs qu’évitent les hommes, pourtant ni moins pipelettes, ni moins ridicules et prétentieux que le sexe opposé.

Les films Minority Report, Les sentiers de la perdition, ou encore La guerre des mondes, sont autant de long métrages qui mettent le rôle du père en avant.

Cette vision de la femme n’est que la continuité de l’éducation qui s’est si longtemps imposée à elle. La phrase qui résume le mieux l’instruction qui lui était dispensée est la suivante : “Ma fille est trop bien élevée pour chercher à comprendre” [9].

Chercher à comprendre est bien tout le problème du sexe féminin. La condamnation de sa connaissance est déjà écrite dans la Bible. Le serpent, qui l’invite à croquer la pomme, ne lui dit pas autre chose, en lui précisant que ses yeux s’ouvriront, que l’arbre de la connaissance nourrira son intelligence.

Alors, comment tant de siècles de minorité juridique, de capacités intellectuelles contrariées, si ce n’est étouffées, ont-elles pu mener à la naissance de véritables droits acquis pour les femmes ?

Le rôle du père, porté par le cinéma

En France, Coline Serreau met le rôle de père sur le devant de la scène en 1985, avec son film 3 hommes et un couffin. Son œuvre a tellement de succès que les studios hollywoodiens en sortiront une adaptation deux ans plus tard.

Les rapports du père avec le très jeune enfant sont conditionnés à l’aptitude de la mère à laisser une place au père.

L’industrie du cinéma [10], qu’elle soit française ou américaine, ne s’arrêtera plus. Les années 1990, et la sortie dans les salles d’Un indien dans la ville (1994), ou encore tels pères telle fille (1990), pavent la route aux blockbusters des années 2000.

Les films Minority Report, Les sentiers de la perdition, ou encore La guerre des mondes, sont autant de long métrages qui mettent le rôle du père en avant. Ces mises en image d’un nouveau rôle destiné aux hommes, qui comprend celui de parent isolé, a fortement participé à l’évolution des mentalités.

Attention toutefois, cette introduction du père dans les premières semaines et les premières années de la vie de l’enfant dépend également de l’aptitude de la mère à lui laisser une place.

La psychanalyse dénonce l’importance du rôle de la mère dans la place qu’occupe le père

Lacan est peut-être le premier psychanalyste à avoir souligné la place majeure de la mère dans l’introduction du père à l’enfant. Au point que certains spécialistes ont crié à une toute puissance de la mère dans cette théorie lacanienne.

Mélanie Klein, autre psychanalyste d’importance, n’a pas dit autre chose, dans le rôle de la mère comme moyen de donner au père sa place aux côtés de l’enfant. On parle d’une tiercéité dans les rapports mère – enfant – père, le père étant un tiers pour l’enfant, mais également pour la mère.

En effet, les rapports du père avec le très jeune enfant sont conditionnés à l’aptitude de la mère à laisser une place au père.

Toutes les mères n’y sont pas enclines. Certaines ne supportent pas la distanciation induite par le père entre elles et leur bébé. Elles sont ainsi tentées d’exclure le père des interactions qu’il peut avoir avec le nourrisson.

A l’inverse, certains pères ne sont pas prêts à exercer leur rôle. C’est notamment le cas lorsqu’ils n’étaient pas prêts à la paternité lors de l’accouchement de leur conjointe. Les efforts de la mère pour intégrer le père dans les rapports parents-enfant peuvent ainsi rester vains.

Pourtant, le rôle du père dans la construction psychique de l’enfant est fondamental.

Le rôle du père dans le développement socio-émotionnel de l’enfant

Les évolutions législatives ayant codifié les droits des femmes et des hommes à s’occuper de leurs enfants permettent sans nul doute d’améliorer le développement des jeunes enfants.

En effet, au-delà du rôle indispensable de la mère, le père adopte deux types de comportements [11] importants vis-à-vis de l’enfant :

  • le comportement pédagogique,
  • le comportement de la performance et du défi.

Ces comportements spécifiques, principalement proposés à l’enfant par le père, jouent un rôle non négligeable dans le développement socio-émotionnel de l’enfant. Les experts considèrent qu’ils permettent à l’enfant de mieux s’intégrer socialement, particulièrement lorsqu’ils commencent à aller à l’école.

L’effet de la présence du père sur le développement de l’enfant semble, même s’il est différent, d’égale importance. La meilleure façon de le démontrer repose certainement sur l’impact des psychopathologies des parents sur leurs enfants.

En effet, de nombreux adultes souffrent de troubles d’ordre psychiatrique. Il peut s’agir de troubles dépressifs, de bipolarité, de schizophrénie, etc. Les chercheurs se sont ainsi penchés sur l’effet des troubles dépressifs et anxieux des parents sur leurs enfants [12].

Il serait dommage que des considérations capitalistiques remettent en cause les congés parentaux, sous couvert de problèmes économiques.

Les résultats ont permis de mettre en évidence que les troubles dépressifs et anxieux des parents pouvaient se reporter sur leurs enfants. Plus la perception de ces troubles par les enfants est importante, plus les risques qu’ils développent eux-mêmes, durant leur enfance ou à l’âge adulte, des troubles anxio-dépressifs sont grands.

Ce qui ressort également des recherches menées sur cette transmission intergénérationnelle des troubles, est que lorsque l’un des parents n’est pas malade, ce dernier peut apparaître comme un modèle pour les enfants, et ainsi empêcher ou minorer la transmission des symptômes.

Conclusion

Bien que la situation des parents ne soit pas encore optimale, l’évolution des législation et des mœurs durant ces dernières décennies a permis de garantir des droits aux femmes, mais également aux hommes quant à l’éducation des enfants.

Le cinéma à œuvré à transformer les mentalités, et à montrer à la gente masculine que prendre soin des enfants ne portait pas atteinte à leur virilité. Surtout, ce rôle n’est pas une punition, contrairement à ce que certains décideurs politiques semblent penser.

C’est pourquoi, il faut espérer que cette situation ne soit pas qu’une tendance, et qu’elle ne sera pas l’objet de limitations par de futures législatures. Le développement socio-émotionnel de nos enfants est directement dépendant de la qualité des interactions de ce dernier avec ses deux parents. Il serait donc dommage que des considérations capitalistiques remettent en cause les congés parentaux, sous couvert de problèmes économiques.

La transmission aux enfants des maladies psychiques des parents, permet d’ailleurs de mettre en lumière une autre nécessité : celle de fournir aux parents un environnement dans lequel ces derniers peuvent évoluer sans développer des maladies inhérentes à leurs conditions de vie.

Cette charge repose sur le politique, qui aujourd’hui semble préférer se focaliser sur des problématiques qui sont dites motivées par l’intérêt général. Un argument qui semble plus fallacieux que légitime.

Référence

[1]
2022, Dobbes, State Health Officer of the Mississippi Department of Health et Al. v. Jackson Women’s Health Organization et Al, Supreme Court of the United States, 24 juin 2022, certiorari to the United States Court of Appeal for the Fifth Circuit, N° 19-1392.

[2]
Champagne C., Pailhé A., Solaz A., 2015, Le temps domestique et parental des hommes et des femmes : quels facteurs d’évolutions en 25 ans ? Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques (INSEE)Economie et statistique n° 478-479-480, 29 octobre 2015, Dispositifs sociaux et fiscaux en faveur des familles – Lien entre diplôme et insertion professionnelle – Dossier : Emploi du temps.

[3]
2020, Proposition de loi tendant à rendre le congé paternité obligatoire et allongeant sa durée à quatre semaines, Assemblée Nationale, 16 juin 2020, quinzième législature.

[4]
Wagner-Hasel B., 1991, Le matriarcat et la crise de la modernité, in Mètis, Revue d’Anthropologie du monde grec ancien, 1991, 6-1-2, pages 43 à 61.

[5]
Harich-Schwarzbauer H., 2012, Hypatie d’Alexandrie, Revue Clio, Femmes, Genre, Histoire 2012, 35, pages 201 à 214, doi : doi.org/10.4000/clio.10575.

[6]
Gouges O., 1791,Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, Gallica, Les essentiels Littératuresite consulté en novembre 2022.

[7]
Dupuis-Déri F., 2015, La banalité du mâle. Louis Althusser a tué sa conjointe, Hélène Rytmann-Legotien, qui voulait le quitter, Nouvelles Questions Féministes N° 2015/1, volume 34, pages 84 à 101.

[8]
Nénette, Centre National de Resssources Textuelles et Lexicales, site consulté en novembre 2022.

[9]
Provins M., 1895, La femme d’aujourd’hui, Victor-Harvard Editeur, Paris, page 27.

[10]
Hamad H., Hollywood Fatherhood: Paternal Postfeminism in Contemporary Popular Cinema, Université de Cardiff.

[11]
Steenhoff T., Tharner A., Skovgaard Vaever M., 2019, Mother’s and father’s observed interaction with prescholers: Similarities and differences in parenting behavior in a well-resourced sample, Plos One, 22 août 2019, doi : 10.1371/journal.pone.0221661

[12]
Rasing S.P.A., Creemers D.H.M., Janssens J.M.A.M., 2015, The association between perceived maternal and paternal psychopathology and depression and anxiety symptoms in adolescent girls, Frontiers in Psychology21 juillet 2015, doi : doi.org/10.3389/fpsyg.2015.00963.

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