Vaccination d'une femme par une personne gantée.

Être enceinte constitue pour beaucoup de femmes la plus belle période de leur vie. C’est également, bien souvent, la phase la plus critique de leur existence. Bien que le taux de mortalité en couche ait fortement diminué par rapport aux siècles passés, celui-ci n’est toujours pas nul et les risques liés à de nombreuses maladies doivent encore être pris en compte.

Pour le taux de mortalité en couche, voir : L’échographie est-elle dangereuse pour le fœtus ?

Pourquoi se vacciner avant de tomber enceinte, et contre quelles maladies ? Quels vaccins peut-on encore recevoir une fois enceinte ? Cet article répond à vos questions et évoque les passages obligés pour protéger son enfant et se protéger soi-même.

Bien que très efficaces au niveau de la réponse immunitaire, les vaccins dont l’agent infectieux est atténué sont contre-indiqués dans le cadre d’une grossesse.

Pas le temps de tout lire ?

  • Les vaccins avec agent infectieux vivant sont contre-indiqués pour la femme enceinte.
  • Le taux de mortalité des nourrissons atteints de coqueluche est de 2%.
  • Le vaccin contre la coqueluche protège le nourrisson dans 90% des cas,
  • 98.8% des femmes ayant grandi en occident sont immunisées contre la varicelle.
  • Le syndrome de varicelle congénitale amène au décès du nourrisson dans 30% des cas.
  • Le vaccin de la rubéole a un taux de protection de 97%.
  • Le DTP peut être administré durant la grossesse.
  • Le vaccin de la grippe peut être administré durant la grossesse.

Les vaccins suivants seront passés en revue :

  • La coqueluche,
  • La varicelle,
  • Le ROR (rougeole, oreillons, rubéole),
  • Le DTP (diphtérie, tétanos, poliomyélite),
  • La grippe saisonnière,
  • La fièvre jaune.

Pour vous donner une vue d’ensemble claire, nous reprenons ici les données[1] présentées par la professeure Odile Launay, membre de la fédération d’infectiologie de l’hôpital Cochin, à Paris, et celles de la sécurité sociale[2] :

Tableau des vaccins femme enceinte (grippe, tétanos, diphtérie, hépatite A et B, méningocoque, pneumocoque, fièvre jaune, rougeole, oreillons, rubéole, varicelle, coqueluche

Pour une vue plus précise des données scientifiques pour chaque vaccin, et des pratiques vaccinales durant la grossesse, nous vous invitons à consulter le résumé d’un tableau réalisé par la société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC[3]) :

Vaccins vivants et contre-indication grossesse, rougeole, oreillons, poliomyélite, Rubéole, Typhoïde, Varicelle, Fièvre jaune.
Vaccins non vivants, contre-indication grossesse, choléra, diphtérie, tétanos, hépatite A et B, grippe, encéphalite japonaise, peste, pneumocoque, rage, dcaT (diphtérie, tétanos, coquluche)

Le vaccin contre la coqueluche, est un des vaccins les plus importants pour le nourrisson.

Généralités sur les vaccins

Il existe deux types de vaccins :

  • Les vaccins dont l’agent infectieux est atténué (vivant),
  • Les vaccins dont l’agent infectieux est inactivé (non-vivant).

Bien que très efficaces au niveau de la réponse immunitaire, les vaccins dont l’agent infectieux est atténué sont contre-indiqués dans le cadre d’une grossesse. La raison repose sur le fait que les défenses immunitaires d’une femme enceinte sont abaissées durant sa grossesse. Autrement dit, le risque de développer une forme sérieuse de la maladie, et de contaminer le fœtus, est plus important.

Il ne faudrait pas non plus tomber dans une forme de psychose si un vaccin vivant-atténué vous était injecté alors que vous ne saviez pas que vous étiez enceinte à ce moment-là. Les études[4] sur le sujet sont relativement nombreuses et concluent toutes en ce sens :

« Il est important de mentionner que, à ce jour, rien ne démontre la présence d’un risque tératogène attribuable à l’un ou l’autre des vaccins vivants actuellement disponibles (p. ex., oreillons, rougeole, rubéole, varicelle). »

La communauté médicale prend donc ses précautions en ne vaccinant pas, mais sait également faire la part des choses lorsqu’un vaccin est réellement nécessaire. C’est exactement la raison pour laquelle une mise en balance du bénéfice attendu et du risque encouru pour la mère et le fœtus est réalisée, notamment en ce qui concerne la vaccination contre la fièvre jaune, que nous allons voir à la fin de cet article.

Une femme enceinte peut-elle se vacciner contre la coqueluche ?

Le vaccin contre la coqueluche, est un des vaccins les plus importants pour le nourrisson. Il sera administré à votre enfant durant ses 12 premiers mois par votre médecin de famille. En l’absence de vaccination, la coqueluche évolue en pneumonie dans un quart[5] des cas. Le taux de mortalité des nourrissons hospitalisés s’élève à 2%.

La gravité de la coqueluche se retrouve dans le surnom que les anglo-saxons lui ont donné : la toux des 100 jours[6].

Pour donner une meilleure idée de la gravité de la maladie, avant les vaccinations de masse contre la coqueluche aux Etats-Unis, initiée dans les années 1940, le pays comptait plus de 200 000 cas de coqueluche[7], contre moins de 10 000 cas par la suite, avec des conséquences bien moins tragiques.

La contamination du fœtus par la varicelle peut donner lieu à un syndrome de varicelle congénitale, qui mène au décès du nourrisson dans 30% des cas.

Si vous n’avez jamais été vacciné contre ces maladies, il faut savoir que le vaccin contre la coqueluche est possible durant la grossesse. Il est généralement administré durant le deuxième trimestre de grossesse, au moment où les échanges entre la mère et l’enfant sont optimaux pour assurer une bonne protection vaccinale.

Les études réalisées sur la vaccination des femmes enceintes contre la coqueluche ont permis de constater une réduction de 78% des cas de coqueluche chez les nourrissons âgés de moins de deux mois. Chez 90% des nourrissons, les cas de coqueluche se sont révélés bénins grâce au vaccin[8].

Depuis 2012, le collège américain des obstétriciens et des gynécologues, le collège des infirmières et l’académie de pédiatrie, préconise la vaccination de la femme enceinte durant le deuxième trimestre, comme cela se pratique en France.

Il n’est d’ailleurs pas rare que la vaccination contre la coqueluche soit étendue aux adultes entourant l’enfant à naître, dont la vaccination contre la coqueluche n’est plus effective. Parlez-en à votre gynécologue, qui saura vous conseiller.

Vaccin contre la varicelle et femme enceinte, comment faire ?

La varicelle peut passer pour une maladie bénigne. Elle l’est pour la grande majorité des enfants qui la contractent durant l’école primaire. Elle forme des boutons rouges sur le corps, occasionnant des démangeaisons. Très contagieuse, la grande majorité des femmes enceintes sont immunisées car l’ayant déjà contractée (98.8%[9]).

Toutefois, bien que répandue dans le monde entier, les habitants des régions tropicales la contractent plus tardivement que dans les régions tempérées. Ainsi, si plus de 90% des adultes de l’hémisphère nord ont contracté la maladie durant leur enfance, ils ne sont qu’entre 25% et 80% dans les pays tropicaux.

Il est donc particulièrement important, pour les femmes ayant immigré dans des régions tempérées durant leur adolescence ou avant de contracter la maladie étant adulte, de prévoir une vaccination.

Des injections accidentelles de vaccin ROR durant la grossesse ont été réalisées, sans qu’aucun effet délétère pour la mère ou le fœtus n’ait été constaté.

En effet, le virus de la varicelle peut être particulièrement dangereux pour la femme enceinte et pour le fœtus. Dans 24% des cas, la maladie se transmet de la mère au fœtus avant la 24ème semaine de grossesse, entraînant un accouchement prématuré dans 14.3% des cas. Dans la majorité des accouchements à terme, le nourrisson souffre d’un sous-poids à la naissance.

La contamination du fœtus peut donner lieu à un syndrome de varicelle congénitale, qui mène au décès du nourrisson dans 30%[10] des cas. L’occurrence du syndrome dépend de la période de gestation à laquelle la varicelle est contractée.

Aucun des 30 000 nourrissons vaccinés contre la rubéole et la rougeole n’avait développé le syndrome de rubéole congénitale.

Dans les six premiers mois de la grossesse, la varicelle infectera le fœtus dans 25% des cas. Le syndrome se déclarera dans un peu moins de 1% des cas de contamination intra-utérine. Les cas sont donc heureusement rares.

ROR (rougeole-oreillons-rubéoles), un vaccin contre-indiqué durant la grossesse

Le ROR est un vaccin contenant des agents infectieux atténués. Ils sont donc contre-indiqués chez les femmes enceintes. Toutefois, parmi ces pathogènes, la rubéole est de loin la plus contagieuse, affectant par voie aérienne neuf personnes[11] qui y sont exposées sur dix. La raison en est simple :

  • La période d’incubation dure 7 à 21 jours,
  • Les malades sont contagieux 4 jours avant l’apparition des symptômes et 4 jours après leur arrêt,
  • La durée de vie du virus en extérieur est supérieure à deux heures.

Avec un taux de protection de 97%, on comprend rapidement que le vaccin est la meilleure des solutions pour éviter les complications qui sont :

  • La pneumonie,
  • L’otite,
  • La diarrhée.

Une femme enceinte contaminée connaît des risques accrus de développer une pneumonie, tandis que les conséquences sur le fœtus peuvent être sérieuses :

  • Enfant mort-né,
  • Fausse-couche,
  • Faible poids de naissance,
  • Naissance prématurée.

Des injections accidentelles de vaccin ROR durant la grossesse ont été réalisées, sans qu’aucun effet délétère pour la mère ou le fœtus n’ait été constaté. Toutefois, les préconisations restent de ne pas vacciner les femmes enceintes.

Quand se vacciner avec le vaccin ROR lorsque l’on prévoit de faire un enfant ?

Si vous prévoyez de tomber enceinte, vous devez savoir que le vaccin ROR doit être pris au moins 28 jours[12] avant la fécondation, selon les préconisations des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) américains.

Néanmoins, si une prise de ce vaccin intervenait alors que vous ne savez pas que vous êtes enceinte, le résultat du suivi de 293 femmes[13] aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et en Allemagne, a permis de déterminer qu’aucun des fœtus n’a contracté le syndrome de la rubéole congénitale.

La poliomyélite a un taux de mortalité fœtale pouvant atteindre les 46%, et paralyse le fœtus durant la gestation dans près de 74% des cas.

Bien que les analyses sanguines de 16 des nouveau-nés ont permis de détecter la présence d’un contact entre le fœtus et le virus présent dans le vaccin, aucun des nourrissons n’a présenté de problèmes de développement.

Une étude concernant 30 000 femmes vaccinées contre la rubéole et la rougeole durant leur grossesse, dans des campagnes vaccinales menées en Amérique du Sud et en Iran, a permis de déterminer qu’aucun des 30 000 nourrissons n’avait développé le syndrome de rubéole congénitale, alors, que 3000 femmes n’avaient jamais été exposées au virus avant la vaccination.

Par conséquent, en cas de vaccination au ROR, si vous êtes enceinte sans encore le savoir, ou que vous avez conçu votre enfant très peu de temps après, il n’y a pas lieu de s’inquiéter outre mesure. La contre-indication à la vaccination au vaccin ROR, repose uniquement sur le fait que celui-ci contient une forme vivante du virus.

Une femme enceinte peut être vaccinée avec le DTP (Diphtérie, Tétanos, Poliomyélite)

Le DTP, qui peut également n’être que le DT (pour diphtérie et tétanos), ou au contraire être le DTPC (diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche), est un vaccin qui est normalement prescrit avant le projet de grossesse, mais qui peut également être administré durant la grossesse.

Les études menées en Angleterre[14], aux Etats-Unis[15], jusqu’à inclure 36 844 femmes enceintes[16] ont permis de démontrer que l’administration du DTP durant la grossesse n’affectait ni la mère, ni le fœtus. Cette dernière étude est même allée plus loin, en associant le DTP avec le vaccin de la grippe. La conclusion est restée la même : ces vaccins ne présentent aucun danger en cours de grossesse.

L’importance du vaccin ne se résume pas qu’à la coqueluche, dont nous avons déjà parlé, mais également au tétanos. L’accouchement au sein de maternités ou d’hôpitaux dont les conditions d’hygiène sont précaires a considérablement réduit les risques de prévalence du tétanos néonatal.

La vaccination contre le virus de la grippe permet de réduire le risque d’hospitalisation en étant enceinte de près de 40%.

Une étude chinoise a ainsi permis de déterminer que seulement 8.66%[17] des femmes connaissant une grossesse en milieu rural accouchaient à l’hôpital. Ainsi, pour les femmes donnant naissance au village, dans des conditions souvent sommaires, et sans personnel qualifié pour les assister, l’incidence du tétanos néonatal atteignait les 5.28% de cas sur les nourrissons.

La diphtérie est également une maladie particulièrement grave, qui sévit par vagues épidémiques dès lors que les programmes de vaccinations ne sont pas suivis. Ainsi, les années 2018-2020 furent particulièrement mortelles à Haïti[18], avec 165 cas confirmés et un taux de mortalité s’échelonnant de 14% à 22%. Cette vague a également touché le Venezuela, le Brésil, ou encore la République Dominicaine.

C’est toutefois la poliomyélite qui tient tous les records entre ces trois maladies, avec un taux de mortalité fœtale[19] pouvant atteindre les 46%, et des cas de paralysie durant la gestation dans près de 74% des cas.

C’est l’ensemble de ces raisons qui rendent la vaccination au DTP si importante pour les femmes enceintes puis, pour les enfants en bas-âge. Il fait d’ailleurs encore partie des vaccins obligatoires en France pour tous les nouveau-nés.

Pourquoi se faire vacciner contre la grippe durant la grossesse ?

La vaccination contre le virus de la grippe permet de réduire le risque d’hospitalisation en étant enceinte de près de 40%[20]. Toutefois, qu’en est-il sur la santé du fœtus en cas de grippe durant la grossesse ?

La réponse reste encore incertaine. La synthèse de 17 études[21], incluant plus de deux millions de participantes a permis de révéler que la grippe entraînait une augmentation du nombre de mises au monde d’enfants mort-nés. Toutefois, malgré ces analyses poussées, les complets effets du virus de la grippe sur le fœtus restent encore majoritairement incompris.

Le seul virus de la dengue, engendre 390 millions d’infections chaque année.

Il est toutefois considéré que la grippe saisonnière fait courir un risque accru à la femme enceinte, dont la baisse des défenses immunitaires amène au développement d’une infection plus violente pouvant conduire à l’hospitalisation. C’est la raison pour laquelle une vaccination est proposée aux femmes enceintes durant les périodes épidémiques.

Femmes enceintes et fièvre jaune, la théorie du bénéfice-risque

Les zones endémiques de la fièvre jaune se répartissent comme suit :

Carte mondiale circulation virus fièvre jaune, zone à obligation vaccinale et zone à recommandation vaccinale.

La fièvre jaune est un arbovirus, c’est-à-dire qu’elle se définit comme un virus transmissible à l’Homme par l’intermédiaire d’un insecte (arthropode) suceur de sang (hématophage), tels que les tiques ou encore les moustiques. Parmi les arbovirus les plus célèbres, on compte les virus suivants :

  • Fièvre jaune,
  • Zika,
  • Dengue,
  • Chikungunya,
  • Malaria.

La liste est longue, mais disons que le seul virus de la dengue, engendre 390 millions d’infections chaque année[22], quant à la malaria (également appelée paludisme) elle le suit avec 229 millions de contaminations, pour plus de 400 000 décès par an[23].

Le taux de mortalité de la fièvre jaune s’établit entre 20% et 60% selon les régions et les défenses immunitaires des malades. On devine ce que cela sous-entend chez des femmes enceintes, naturellement affaiblies.

Toutefois, parmi toutes ces maladies, seule la fièvre jaune dispose aujourd’hui d’un vaccin. Quand on sait que les femmes enceintes développent 3,4 fois plus de cas graves de dengue[24], et que la malaria est la quatrième cause de mortalité des enfants en Afrique[25], on espère des vaccins pour bientôt.

Quels risques fait encourir la fièvre jaune aux femmes enceintes ?

La fièvre jaune est l’affection la plus grave pour la femme enceinte, et contre laquelle il existe heureusement un vaccin. Néanmoins, il s’agit d’un virus complet et vivant, qui est uniquement atténué. La décision de vacciner une femme enceinte repose donc sur la théorie du bénéfice-risque.

Par principe, la vaccination contre la fièvre jaune est fortement déconseillée aux femmes enceintes ou allaitantes, du fait de la catégorie même du vaccin.

Toutefois, dans les zones endémiques présentant un épisode épidémique, l’administration du vaccin peut s’avérer plus importante que le risque que vont encourir la mère et le fœtus en cas de contraction de la fièvre jaune. Il est alors fortement recommandé de procéder à la vaccination durant le premier trimestre[26], du fait d’une meilleure réponse immunitaire.

Lorsque la vaccination est réalisée durant la période d’allaitement, les médecins conseillent de stopper l’allaitement durant les dix jours qui suivent la vaccination. La raison repose sur un cas de contamination d’un enfant via le lait maternel, victime de céphalées huit jours après la vaccination[27].

La fièvre jaune fait en effet partie des fièvres hémorragiques, qui sont des maladies parmi les plus létales de la planète, dans lesquelles se classent les célèbres :

  • Ebola,
  • Marbourg,
  • Fièvre de Lassa.

Elle touche plus lourdement les femmes enceintes, leurs défenses immunitaires étant abaissées durant le temps de gestation. Sachant que le taux de mortalité s’établit entre 20% et 60% selon les régions et les défenses immunitaires des malades, on devine ce que cela sous-entend chez des femmes enceintes naturellement affaiblies.

Conclusions

Ce qui ressort de l’étude de ces vaccins, est qu’il est préférable, lorsque l’on prévoit d’avoir un bébé, de prendre rendez-vous chez son médecin afin qu’un bilan des défenses immunitaires soit réalisé. Le professionnel de santé vous invitera alors, en fonction des résultats et de votre lieu de vie, à vous faire vacciner contre les maladies dont les défenses immunitaires vous manquent.

Lorsque la grossesse est inattendue, et que des vaccins vous manquent, il convient de vous rapprocher de votre médecin, de votre gynécologue ou de votre sage-femme en cas de survenue de cas de varicelle, de grippe, de rougeole ou encore de coqueluche dans votre entourage ou de déclenchement d’épidémies dans votre région. La décision de vous vacciner pourra alors être prise par le corps médical.

Enfin, si vous vous êtes fait vacciner contre une maladie comme la varicelle, alors que vous étiez enceinte sans le savoir, il n’y a pas lieu de paniquer. Aucun effet délétère n’a été noté sur le fœtus. Il en va de même pour des vaccins comme celui de la rougeole, de la rubéole ou encore de la fièvre jaune.

N’hésitez pas à faire un point avec les médecins qui vous suivent pour que vous puissiez être rassurée et qu’un suivi particulier soit éventuellement mis à place par le corps médical.

Référence

[1]
Launay O., 2016, Best of en infectiologie vaccinologie, 17ème journées nationales d’infectiologie (JNI) 07 au 09 juin 2016, Lille.

[2]
2022, Eviter la coqueluche et la prévenir par la vaccination, Améli, L’Assurance Maladie, 06 juillet 2022.

[3]
2009, Immunisation pendant la grossesse, Journal of Obstetrics and Gynaecology Canada, directive de la société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC), numéro 236, novembre 2009.

[4]
2009, Immunisation pendant la grossesse, Ibid.

[5]
2017, Deadly Disease for Babies, Center for Disease Control and Prevention (CDC), 29 juin 2017.

[6]
Healy C.M., 2016, Pertussis vaccination in pregnancy, Human Vaccines & Immunotherapeutics, 6 juillet 2016, 12(8): pages 1972 à 1981, doi : 10.1080/21645515.2016.1171948.

[7]
2017, New Study shows Tdap vaccination during pregnancy can prevent whooping cough in babies, Centers for Disease Control and Prevention (CDC), 28 septembre 2017.

[8]
2017, New Study shows Tdap vaccination during pregnancy can prevent whooping cough in babies, Ibid..

[9]
Launay O., 2016, Best of en infectiologie vaccinologie, Ibid.

[10]
Lamont R. F., Sobel J.D., Carrington D., et autres, Varicella Zoster Virus (Chickenpox) Infection in Pregancy, An International Journal of Obstetrics & Gynaecology (BJOG), septembre 2011, 118(10), pages 1155-1162, doi : 10.1111/j.1471-0528.2011.02983.x.

[11]
Kachikis A., Oler E., Shree R.S., et autres, Measles & the MMR vaccine: recommandations around pregnancy, including the periconception and postpartum periods, University of Washington, Department of Obstetrics and Gynecology, avril 2019.

[12]
McLean H.Q., Fiebelkorn A.P., Temte J.L., et autre, 2013, Prevention of Measles, Rubella, Congenital Rubella Syndrome, and Mumps, 2013: Summary Recommandations of the Advisory Committee on Immunization Practices (ACIP), Center for Disease Control and Prevention (CDC), 14 juin 2013, 62 (RR04); pages 1 à 34.

[13]
2018, MMR (measles, mumps, rubella) vaccine: advice for pregnant woman, UK Health Security Agency25 juin 2018.

[14]
Amirthalingam G., Andrews N., Campbell H. et autres, 2014, Effectiveness of maternal pertussis vaccination in England: an observational study, The Lancet, octobre 2014, 25;384(9953):1521-8, doi : 10.1016/S0140-6736(14)60686-3.

[15]
Healy C.M., 2016, Pertussis vaccination in pregnancy, Ibid.

[16]
Sukumaran L., McCarthy N.L., Kharbanda E.O., et autres, 2015, Safety of Tetanus Toxoid, Reduced Diphteria Toxoid, and Acellular Pertussis and Influenza Vaccinations in Pregnancy, Obstetrics & Gynecology, novembre 2015, doi : 10.1097/AOG.0000000000001066.

[17]
Li L., Liu W.H., Liao S.H., 1996, Research on factors affecting neonatal tetanus and its prevention through immunization, Zhonghua Liu Xing Bing Xue Za Zhi, avril 1996, 17(2):83-6.

[18]
Rivera-Santamaria L.M., Hicapié-Palacio D., Ochoa J., et autres, 2022, Seroprevalence against Diphteria in Pregnant Women and Newborns in Colombia: New Arguments to Promote Maternal Immunization, Vaccines, 17 mars 2022, doi : 10.3390/vaccines10030458.

[19]
Siegel M., Greenberg M., 1956, Poliomyelitis in pregnancy: Effect on foetus and newborn infant, The Journal of Pediatrics 1er septembre 1956, volume 49, numéro 3, doi : 10.1016/S0022-3476(56)80184-4.

[20]
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[21]
Wang R., Yan W., Du M. et autres, 2021, The effect of influenza virus infection on pregnancy outcomes: A systematic review and meta-analysis of cohort studies, International Journal of Infectious Diseases avril 2021, doi : 10.1016/j.ijid.2021.02.095.

[22]
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[23]
2020, L’OMS appelle à relancer la lutte contre le paludisme, Organisation Mondiale de la santé (OMS)30 novembre 2020, communiqué de presse.

[24]
Machado C.R., Machado E., S., Rohloff R.D., et autres, 2013, Is Pregnancy Associated with Severe Dengue? A review of Data from the Rio de Janeiro Surveillance Information System, PLOS, Neglected Tropical Diseases, 9 mai 2013, doi : 10.1371/journal.pntd.0002217.

[25]
Gaimard M., 2008, Santé, morbidité et mortalité des populations en développement, Mondes en développement 2008/2, numéro 142, pages 23 à 38.

[26]
Saldanha Marinho P., Cunha A.J., Junior J.A., 2017, A review of selected Arboviruses during pregnancy, Maternal Health, Neonatology and Perinatology, 3 octobre 2017, article numéro 17.

[27]
Imbert P., Moulin F., Mornand P. et autre, 2010, Should yellow fever vaccination be recommended during pregnancy or breastfeeding?, Médecine Tropicale : Revue du Corps de Santé Colonial, 01er octobre 2010, 70(4): 321-324.

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