Femme enceinte fumant une cigarette.

En France[1], 36% des hommes et 33% des femmes fument la cigarette. C’est beaucoup mieux que le la République de Nauru, qui compte plus de 52% de fumeurs (dont près de 53% de femmes), mais beaucoup moins bien que le Ghana et ses 4% de fumeurs dont seulement 4 femmes sur 1000.

Bien que nous connaissions tous les dangers de la cigarette sur des fumeurs majeurs et globalement bien informés, la situation est plus critique pour le fœtus, lorsque sa mère continue de fumer en étant enceinte.

Un peu moins d’une femme sur dix n’ayant pas diminué sa consommation de tabac de moitié tire sur quelques joints durant sa grossesse.

Nous verrons que cette réalité n’est pas liée à un manque d’amour, ou simplement d’intérêt vis-à-vis du bébé à venir, mais bien plutôt de la gravité de la dépendance de cette dernière au tabac. Il n’y aura donc aucun procès d’intention dans cet article.

Pas le temps de toute lire ?

  • 30% des femmes françaises fument.
  • 9% fument durant toute leur grossesse, et toujours autant.
  • Des éléments sociodémographiques aggravent la consommation de tabac des femmes enceintes.
  • Le nombre de cigarettes fumées rend l’arrêt du tabac infiniment plus difficile.
  • La consommation de tabac durant la grossesse peut mener à la mort du bébé.
  • Les femmes développent plus souvent des grossesses extra-utérines.
  • Les enfants dont les mères ont fumé pendant la grossesse peuvent développer des pathologies graves durant leur enfance.
  • Les TNR (Thérapies de remplacement de la Nicotine) permettent d’arrêter de fumer dans 50 à 75% des cas.

Fumer pendant la grossesse, pourquoi la pratique est-elle courante ?

En 2016, le nombre de fumeuse s’établissait à 30%, en France[2]. Parmi elles, le tabagisme durant la grossesse s’est établi de la manière suivante :

  • 46% ont fumé jusqu’à la fin du deuxième trimestre,
  • 37% fumaient deux fois moins,
  • 17% n’ont presque pas diminué leur consommation,
  • 16% fumaient encore au troisième trimestre.
  • 9% n’avaient pas du tout modifié leur consommation de tabac.

Qu’est-ce qui explique ces résultats ? Pourquoi certains fœtus sont-ils plus impactés que d’autres par le tabagisme de leur maman ? La réponse est double, car elle repose sur deux facteurs :

  • Le contexte sociodémographique,
  • Le niveau d’addiction au tabac avant grossesse.

Il convient donc d’apprécier ces facteurs plus en détails.

Le contexte sociodémographique favorise le tabagisme durant la grossesse

L’égalité sociale n’existe pas, cela commence même dès le ventre de la mère. Un bébé qui va rejoindre une fratrie, au sein d’un foyer dont les revenus de sa maman sont fréquemment inférieurs à 1 500 euros aura bien plus fumé dans son placenta que ses copains d’école dont la famille est mieux pourvue financièrement.

Bien souvent, en plus de fumer un peu de tabac, il aura goûté au cannabis, puisqu’un peu moins d’une femme sur dix n’ayant pas diminué sa consommation de tabac de moitié tire sur quelques joints durant sa grossesse.

Les femmes qui réduisaient peu, voire pas du tout, leur consommation de tabac présentaient les profils suivants :

  • Age entre 30 et 35 ans,
  • Femmes au foyer ou étudiantes,
  • Grossesse non désirée,
  • Multiparité (pression liée à la parentalité),
  • Fort indice de précarité.

Pour ce dernier point, l’indice de précarité était calculé selon que les femmes enceintes étaient seules, bénéficiaires du RSA ou de la prime d’activité, n’avaient pas leur propre logement et étaient assurées via la CMU, l’AME, voire se trouvaient sans assurance.

Voilà pour le contexte social. Qu’en est-il maintenant de la démographie ? Fume-t-on de la même façon à Paris qu’à Brest, ou qu’à Fort-de-France ? Et bien non, loin de là même.

« plus de 64% des femmes issues des DROM ont arrêté de fumer durant leur grossesse. »

Les mauvais élèves sont incontestablement les bretons, alors que le haut du classement est tenu par les DROM (départements et régions d’Outre-mer) et par l’Île-de-France :

  • Nombre de fumeuses bretonnes 20% supérieur à la moyenne nationale,
  • Nombre de fumeuses francilienne inférieur de 10% à la moyenne nationale,
  • 5% seulement des femmes de DROM fumaient au troisième trimestre.

Il en va de même pour les arrêts complets de consommation du tabac, avec moins d’arrêt dans le Nord-Ouest du pays qu’en Île-de-France ou encore en Occitanie. Encore une fois, la palme de l’arrêt du tabac revient aux femmes des DROM, et de loin, puisque plus de 64% des femmes issues des DROM ont arrêté de fumer durant leur grossesse.

Le nombre de cigarettes fumées avant la grossesse

L’étude menée en France, a permis de réaliser que les femmes fumant le plus avant leur grossesse, étaient aussi celles qui diminuaient le plus leur consommation quotidienne : de l’ordre de 62%.

Néanmoins, étant donné qu’elles continuaient de fumer, en moyenne, 15 cigarettes par jour, elles restaient à des niveaux bien supérieurs aux femmes qui fumaient moins de cigarettes avant leur grossesse. Ces dernières consommaient en moyenne 10 cigarettes par jour.

« Les Françaises enceintes font partie des plus grandes fumeuses d’Europe, juste derrière les Ecossaises. »

L’établissement d’un lien entre le nombre de cigarettes fumées et la capacité à arrêter le tabac durant la grossesse met en avant le chiffre de 10 cigarettes par jour. En dessous de ce nombre, l’arrêt total du tabac durant la grossesse est plus fréquent. A l’inverse, arrêter totalement de fumer pour une femme consommant entre 10 et 15 cigarettes par jour, voire plus, est bien plus rare.

« A fumeurs égaux, chacun son propre degré de dépendance. »

Cela s’explique par le degré de dépendance à la nicotine, qui se mesure grâce à une échelle permettant d’apprécier la profondeur de ce que les anglo-saxons appelles le syndrome de dépendance nicotinique [3] . Cette échelle n’est pas uniquement liée au nombre de cigarette que vous consommez, mais également à votre métabolisme. A fumeurs égaux, chacun son propre degré de dépendance.

Toutefois, les grands fumeurs se ressemblent tous sur un point : ils n’arrêtent pas de fumer lorsque le corps médical le leur conseille. Ils sont ainsi, entre 97% et 99%[4], à ne pas s’arrêter de fumer lorsqu’il leur est fortement recommandé de le faire.

Ne vous sentez pas coupable si vous êtes dans pareil cas. Bien que la nicotine fournisse bien moins de plaisir que d’autres drogues, son pouvoir addictif est largement renforcé par le fait que sa prise est non seulement répétée, mais qu’en plus elle accompagne de nombreux actes de nos vies.

Les femmes sont plus motivées à arrêter de fumer la cigarette pour conserver leur santé que les hommes.

C’est pourquoi, arrêter de fumer est peut être aussi difficile que de désapprendre à faire du vélo. Ce qui la rend encore plus insidieuse, c’est sa capacité à être une voie d’accès pour les autres drogues, une « substance passerelle »[5]. Mais également sa capacité à augmenter le plaisir tiré de stimulations visuelles (ex.: films) et auditives (ex.: musiques).

Arrêter de fumer n’est donc pas une mince affaire pour les femmes enceintes, ou qui prévoient de l’être. Heureusement pour elles, les femmes sont plus motivées à arrêter la cigarette pour conserver leur santé que les hommes et, par extension, celle de leur bébé[6].

Fumer enceinte : les conséquences de la cigarette sur la santé du fœtus

Vous vous en doutez, les conséquences de la cigarette sur un fœtus sont graves[7] et nombreuses[8] :

  • Fausse couche,
  • Enfant mort-né,
  • mortalité néonatale (enfants nés vivant et morts durant leur premier mois),
  • Bébé en sous-poids,
  • Naissance prématurée,
  • Retard de croissance intra-utérin,
  • Anomalies congénitales.

Ces problématiques concernent uniquement le fœtus, nous n’avons pas encore parlé des conséquences de la cigarette sur la santé de la femme enceinte elle-même.

Fumer enceinte : les conséquences sur la santé de la mère

Tous les risques que nous venons de voir pour le fœtus peuvent apparaître, mais encore faut-il réussir à tomber enceinte. Parce que fumer des cigarettes à un double effet :

  • La cigarette réduit les chances de tomber enceinte,
  • La cigarette augmente les risques de grossesse extra-utérine.

Une partie des produits chimiques contenus dans les cigarettes ont des conséquences sur les trompes de Fallope[9], ces tubes servant à faire transiter l’ovule des ovaires jusqu’à l’utérus. Si l’ovule peut y rester bloqué et empêcher la fécondation, il arrive également que des spermatozoïdes réussissent la fécondation. C’est le début de la grossesse ectopique, ou extra-utérine.

Les mères qui fument augmentent par trois le risque de voir leur bébé décéder de la mort subite du nourrisson.

Il s’agit alors d’une grossesse qui débute directement sur la paroi de la trompe de Fallope dans laquelle l’œuf se trouve, plutôt que dans l’utérus. Bien que cette situation ne mène jamais au développement fœtal, cette situation, qui se développe dans 2%[10] des cas de grossesse, concerne 16 000 cas par an en France[11].

Bien que le chiffre officiel des décès suite à une grossesse ectopique soit estimé à 2 cas par an en France, soit 2 décès sur 800 000 naissances, la haute autorité de santé doute de ce chiffre, et on va rapidement comprendre pourquoi.

Pour comparer avec deux autres pays du monde, et bien comprendre la gravité d’une grossesse extra-utérine, nous allons nous pencher sur un pays disposant d’un système médical en développement, et un autre possédant un système médical parmi les plus avancés au monde :

  • Les Etats-Unis comptent 3 décès pour 800 000 naissances,[12]
  • Le Cameroun compte 78 décès pour 800 000 naissances[13].

La principale cause de morbidité est l’hémorragie qui accompagne la mort du fœtus. En effet, ce dernier a parfois pu se développer durant plusieurs semaines, entraînant une rupture de la trompe de Fallope qui conduit à une grave hémorragie, appelée hémopéritoine. Sans soins urgents, la mort est quasiment certaine.

Si les complications ont été évitées pour le fœtus et pour la femme enceinte, malgré une consommation quotidienne de tabac, d’autres conséquences peuvent toucher l’enfant né vivant.

Fumer enceinte : les conséquences de la cigarette sur la santé de l’enfant

On s’en doute moins, mais les conséquences de la consommation de cigarette par la mère durant sa période de gestation se ressentent sur la santé de l’enfant, même né en bonne santé. Parmi les problématiques qui touchent les petits, on compte[14] :

  • La mort subite du nourrisson,
  • Des problèmes de développement neurologiques,
  • Des difficultés respiratoires (asthme, respiration sifflante, etc.),
  • Des problèmes comportementaux,
  • De l’hypertension,
  • Du diabète de type 2,
  • De l’obésité.

Le seul fait de fumer durant la grossesse n’est pas l’unique cause de ces troubles. La cigarette durant l’allaitement, ou l’exposition à la fumée de cigarettes consommées par des proches, dégradent également la santé du nouveau né.

Les chiffres sont alarmants[15], puisque les mères qui fument augmentent par trois le risque de voir leur bébé décéder de la mort subite du nourrisson. Encore une fois, les enfants grandissant dans des foyers pauvres sont les plus touchés.

Un rapport américain réalisé en 2010[16], croisé avec les résultats du Census Bureau[17] pour le niveau de revenu de la même année, rapporte les résultats suivants :

Taux d'exposition des enfants au tabac en fonction du revenu des parents.

Ce qu’il est intéressant de noter, c’est la baisse significative de l’exposition des enfants à la fumée de cigarette. A première vue, on pourrait penser que cette baisse est liée à une augmentation du niveau de vie. En réalité, pas du tout.

Les Thérapies de Remplacement de la Nicotine augmentent les chances de succès de 50 à 70%

Les données du Census Bureau nous permettent de dire que de 1994 à 2005, le taux de pauvreté par famille a oscillé entre 11.6% (1994) et 9.9% (2005), en descendant jusqu’à 8.7% en 2000. Ces fluctuations ne traduisent pourtant en rien les résultats du graphique précédent. Nous reproduisons ici une partie du tableau, qui est accessible sur le site du Census Bureau[18], et présente les années 1957 à 2020 :

Tableau présentant le nombre de familles sous le seuil de pauvreté de 1994 à 2020, aux Etats-Unis.

Par conséquent, la baisse du taux d’exposition au tabac des enfants de 4 ans et plus est bien plutôt corrélée avec les campagnes de prévention, qui sont mises en place par les pouvoirs publics des Etats. Ainsi, lors de campagnes à large audience, le nombre des femmes enceintes qui fumaient durant leur grossesse et ont arrêté avant le troisième trimestre, a largement augmenté[19].

De ce fait, si combattre les inégalités sociales peut sembler hors du champ de la santé, celui de l’éducation de chaque famille aux bonnes conduites en matière de consommation de cigarette, doit devenir une priorité. L’éducation des familles, et des mères en particulier, permet de mieux protéger les enfants des pratiques de leurs familiers en matière de consommation de tabac.

Les campagnes publicitaires ne sont pas les seules solutions qui permettent de faciliter l’arrêt de la consommation de tabac par les femmes enceintes. La TRN (Thérapie de Remplacement de la Nicotine) est une autre méthode que nous allons maintenant développer.

La TRN, une solution pour arrêter de fumer pendant la grossesse?

Le DSM-5, qui est le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, met en avant 7 effets secondaires[20] lors de la cessation de la consommation de tabac par un fumeur :

  1. L’irritabilité la colère et la frustration,
  2. L’anxiété,
  3. Le stress,
  4. L’augmentation de l’appétit,
  5. Les troubles de la concentration,
  6. L’insomnie,
  7. L’agitation.

Environ 80%[21] des personnes arrêtant de fumer connaissent ces symptômes. Ce qui représente à peu près les 85% de fumeurs[22] dépendants à la nicotine. La gravité de l’addiction à la nicotine est assez facilement évaluable, puisqu’elle répond à la consommation quotidienne de cigarettes suivante[23] :

  • 1 à 4 cigarettes : 35% des fumeurs ont une addiction modérée à sévère,
  • 21 cigarettes ou plus : 74% des fumeurs ont une addiction modérée à sévère.

Ces disparités reposent grandement sur les prédispositions génétiques à l’addiction à la nicotine. En effet, 50 à 75% du risque de dépendance est lié à un facteur héréditaire plutôt qu’environnemental[24].

Pour vous aider à arrêter de consommer des cigarettes, et donc préserver la santé de votre bébé, des Thérapie de Remplacement de la Nicotine existent (TRN).

Il s’agit de dispositifs médicaux qui accompagnent de véritables programmes, en fournissant de la nicotine en lieu et place de la cigarette :

  • Chewing gum,
  • Patchs,
  • Inhalateur,
  • Spray nasal,
  • Tablettes,
  • Vaccin.

Alors, vous avez toutes dans votre entourage, des exemples de personnes qui n’ont pas réussi à arrêter de fumer, malgré les TRN. C’est tout à fait normal, puisque ces Thérapies de Remplacement de la Nicotine augmentent les chances de succès de 50 à 70%[25]. Autrement dit, jusqu’à la moitié des personnes utilisant ces méthodes ne parviennent pas à arrêter de fumer. Toutefois, cela reste une aide.

Surtout que l’utilisation des TRN n’est pas contre-indiquée avec la grossesse, pour la bonne et simple raison que le taux de nicotine[26] délivré par un patch ou toute autre méthode est moins grande qu’avec une cigarette. De plus, les produits toxiques contenus dans les cigarettes sont absents des TRN. Au point qu’ils sont même utilisables durant l’allaitement.

Par conséquent, n’hésitez pas un seul instant, si vous ne parvenez pas à arrêter de fumer alors que vous êtes enceinte ou prévoyez de l’être, à utiliser les TRN pour vous aider dans ce moment difficile.

Conclusion

De très nombreuses fumeuses continuent de fumer durant leur grossesse. Pas parce qu’elles se fichent de la santé de leur bébé, ou qu’elles ignorent totalement les risques liés à la cigarette, mais parce qu’elles sont lourdement dépendantes à la nicotine.

Le contexte sociodémographique joue pour beaucoup dans la consommation de tabac, de même que le nombre de cigarettes consommées par jour. Les conséquences pour le fœtus sont alors graves, pouvant mener jusqu’à la mort, voire même au développement de maladies respiratoires ou encore à la manifestation de diabète et d’obésité durant l’enfance.

Les inégalités entre enfants commencent avant même la naissance, en fonction du niveau de vie de la famille à laquelle il appartiendra. Plus qu’une question de ressources, les mauvaises habitudes de consommation de cigarettes proviennent d’un manque de prévention auprès des familles. C’est sur ce point que les politiques publiques peuvent agir pour obtenir les résultats les plus rapides.

Une telle prise de conscience entraine aussi des conséquences favorables pour la mère. On compte notamment le risque de grossesse extra-utérine, pouvant mener à des conséquences désastreuses, comme celui du décès de la parturiente par hémorragie.

Il n’est pas sûr que face à tous ces problèmes, une cigarette en vaille vraiment la peine.

Références

[1]
2022, Smoking Rates by Country 2022, World Population Review.

[2]
2018, Demiguel V., Blondel B., Bonnet C., et autres, Evolution de la consommation de tabac à l’occasion d’une grossesse en France 2016, Santé Publique France, 30 octobre 2018, pages 694 à 703.

[3]
Shiffman S., Sayette M.A., 2009, Validation of the nicotine syndrome scale (NDSS): a criterion-group design contrasting chippers and regular smokers, Drug and Alcohol Dependence, 12 février 2005, doi : 10.1016/j.drugalcdep.2004.12.009.

[4]
MacIntosh H., Coleman T., 2006,Characteristics and prevalence of hardcore smokers attending UK general practitioners, BMC Family Practice, mars 2006, 29;7:24, doi : 10.1186/1471-2296-7-24.

[5]
Volkow N., 2018, Recent Research Sheds New Light on Why Nicotine is So Addictive, National Institute on Drug Abuse, 28 septembre 2018.

[6]
Chinwong D., Mookmanee N., Chongpornchai J. et autre, A Comparison of Gender Difference in Smoking Behaviors, Intention to Quit, and Nicotine Dependence among Thai University Students, Journal of Addiction, 24 octobre 2018, doi: 10.1155/2018/8081670.

[7]
Diamanti A., Papakakis S., Schoretsaniti S., et autres, 2019, Smoking cessation in pregnancy: An update for maternity care practitioners, Tobacco Induced Diseases, 2 août 2019, doi: 10.18332/tid/109906.

[8]
Alexander S., Cans C., Curran R., et autres, 2010, Health and Care of Pregnant Women and Babies in Europe in 2010European Perinatal Health Report.

[9]
2010, Highlights: Overview of Findings Regarding Reproductive Health, National Center for Chronic Disease and Health Promotion.

[10]
Dulay A.T., 2020, Grossesse extra-utérine, Le manuel MSD, octobre 2020.

[11]
, 2016, Grossesses de localisation inhabituelle, Haute Autorité de santé (HAS), décembre 2016.

[12]
Creanga A.A., Shapiro-Mendoza C.K., Bish C.L., et autres, 2011, Trends in ectopic pregnancy mortality in the United States: 1980-2007, Obstetrics & Gynecology, doi: 10.1097/AOG.0b013e3182113c10.

[13]
The Pan African Medical Journal, 2017, Contribution des avortements et des grossesses extra-utérines dans la mortalité maternelle dans trois hôpitaux universitaires de Yaoundé, The Pan African Medical Journal03 août 2017, doi: 10.11604/pamj.2017.27.248.12942.

[14]
Banderali G., Martelli A., Landi M., et autres, 2015, Short and long term health effects of parental tobacco smoking during pregnancy and lactation: a descriptive review, Journal of Translational Medicine, 15 octobre 2015.

[15]
2020, Smoking During Pregnancy, Centers for Disease Control and Prevention, 28 avril 2020.

[16]
2012, Healthy People 2010, Final Review, U.S. Department of Health and Human Services, PHS Publication No. 2012-1038.

[17]
Rolark S., Groves R.M., Welniak Jr E. J., et autres, 2011, Income, Poverty, and Health Insurance Coverage: 2010, United States Census Bureau, septembre 2011.

[18]
Historical Poverty Tables: People and Families – 1959 to 2021, United States Census Bureau.

[19]
England L., Tong V.T., Rockhill K., et autres, Evaluation of a federally funded mass media campaign and smoking cessation in pregant woman: a population-based study in three states, BMJ Open, Public Health Research.

[20]
McLaughlin I., Dani J.A., De Biasi M., 2015, Nicotine Withdrawal, Current Topics in Behavioral Neurosciences 19 août 2019, doi: 10.1007/978-3-319-13482-6_4.

[21]
2004, Thérapies de remplacement de la nicotine (TRN), Agence de développement de réseaux locaux de services de santé et de services sociaux (ASSS), Québec, mai 2004.

[23]
LaJeunesse S., 2020, Light smokers may not escape nicotine addiction, study reveals, Ibid.

[24]
McLaughlin I., Dani J.A., De Biasi M., 2015, Nicotine Withdrawal, Ibid.

[25]
Wadgave U., Nagesh L., 2016, Nicotine Replacement Therapy: An Overwiew, International Journal of Health Sciences, Juillet 2016, 10(3): pages 425-435.

[26]
2019, smoking and pregnancy, New South Wales (NSW) Government, SHPN, (CPH) 150365.

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